Au revoir, Papa

Cet été j’ai perdu soudainement mon papa, il était mon roc, mon repère, et une constante dans nos vies, il restera le plus bel hommage que j’ai écrit, et je voulais vous partager un peu de ça, parce que sans lui, je ne serai pas celle que je suis. Papa, tu me manques.

 » Papa, tu aurais voulu ouvrir cette cérémonie de façon surprenante pour ton auditoire, faire sourire, ou faire rire, en diffusant le refrain des Sardines de Patrick Sébastien… une façon bien sentie de nous faire savoir que tu es serré dans cette boîte où tu reposes à présent… 

Mais comme tu as transmis de nombreuses valeurs à tes enfants, tu nous as aussi transmis un minimum de bon goût en matière de musique… 

Comment décrire une vie comme la tienne et t’enfermer dans des mots qui sonnent creux à présent… 

Il était Papa pour 6 d’entre nous, Papy pour 7 d’entre nous, l’amour d’une vie pour notre mère et Francis pour la plupart d’entre vous, un frère, un oncle, un ami… 

Toute notre vie, il nous a dit qu’il partirait en juillet, et en ce 23 juillet 2025 il nous a prouvé son honnêteté, et sa droiture jusque dans la mort. 

Discret, fermé parfois, il avait cette façon bien à lui de montrer qu’il tenait à nous, sa famille, son clan. Pas avec de grands discours ou des démonstrations, non. Plutôt avec des gestes, une présence constante, une façon de faire les choses qui disait : “je suis là pour toi”… même sans le dire.

Ce n’était pas un homme facile à lire, mais pour ceux qui le connaissaient bien, il y avait plein de portes ouvertes derrière ses silences.

Et nous, ses enfants avons eu la chance de connaître ces petits moments de complicité silencieuse… ou éclatante.

Parce que oui, avec lui, parfois, une seule phrase suffisait pour partir en fou rire. Une phrase qui n’avait aucun sens, un souvenir, un mot entre nous, et c’était parti. Cela allait d’une phrase toute simple au sujet de croque-monsieur ou de riz collé, à des injonctions incongrues comme baisse les bras !

C’était absurde, c’était bizarre, et c’était merveilleux.

Nous gardons de lui ces souvenirs-là : drôles, un peu étranges, mais tellement précieux. Des moments suspendus, des petits éclats d’intimité que personne d’autre ne pouvait comprendre. Et ça, c’était nous.

Papa aimait la musique, pas n’importe laquelle. Il l’écoutait avec passion, avec intensité. Il vivait la musique comme un refuge, un miroir, une extension de lui-même.

Il était unique. Complexe. Sensible. Et même s’il ne le disait pas, il aimait fort.

Aujourd’hui, Il laisse un vide, bien sûr. Mais il laisse aussi une trace profonde, une lumière discrète, comme les chansons qu’il aimait écouter en silence.

Il y a aussi une image de lui que nous garderons toujours dans nos cœurs : celle de Noël. Papa adorait cette période. Chaque année, il décorait la maison avec des guirlandes, des lumières, des petites touches de magie partout. Il s’y mettait avec un soin presque enfantin, les yeux brillants comme un gosse. Il fallait que ça scintille, que ça vive, que ça réchauffe. Et je crois que, quelque part, c’était sa façon de nous dire qu’il aimait la vie, qu’il voulait nous offrir de la beauté, de la chaleur, de la lumière, même en plein hiver.

Noël, avec lui, ce n’était pas juste une fête. C’était un moment suspendu. Un moment où tout brillait un peu plus fort. Comme lui

Aujourd’hui, nous perdons notre père. Mais maman, elle, perd l’amour de sa vie.

Cinquante-deux ans. Cinquante-deux ans d’une vie partagée. D’un quotidien tissé à deux. De rires, de disputes, et de silences.

De complicité. De respect. D’amour.

Et ça, c’est à la fois très beau… et très dur.

Parce qu’un amour comme ça, il ne s’efface pas. Il ne s’éteint pas. Il reste là. Il brûle doucement, à travers les souvenirs, les gestes, et les habitudes.

Maman, je veux te dire que nous t’aimons.

Nous sommes là pour toi.

Et que ce que vous avez construit tous les deux, c’est une force, une lumière.

Même si aujourd’hui, elle vacille un peu

Et pour reprendre les mots de Jean d’Ormesson :

« On ne meurt vraiment que quand personne ne pense plus à vous. »

Papa, ta présence reste là.

Dans un mot qui nous faisait rire.

Dans une chanson qui te ressemblait.

Et dans tout ce que tu nous as transmis, sans jamais avoir besoin de trop parler et parfois sans même t’en rendre compte.

Papa, c’est d’abord en mon nom que je te dis merci car tu resteras à jamais le seul homme à ne m’avoir jamais menti, même si je ne t’ai jamais cru quand tu disais que j’étais jolie je sais que toi tu le pensais. 

Alors, papa… 

Merci pour les fous rires.

Merci pour les silences.

Merci d’avoir été TOI. « 

Les chansons que nous avions choisi pour les cérémonies :

J’ai demandé à la lune (Indochine)

Make you feel my love (Adèle)

Que reste-t-il de nos amours ? (version Julien Doré)

Mon père (Keen’V)

Souvenirs (Feu! Chatterton)

L’adieu (Garou)

How do I say Goodbye (Dean Lewis)

Quand on a que l’amour (Jacques Brel)

Et bien sûr celle-ci qui restera celle qui décrit si bien le lien avec notre Papa ❤

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