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Portrait : Andreas Moe – Le regard tourné vers l’avenir

L’autre soir, après une journée bien remplie au boulot, j’ai couru vers un énième Zoom, pour compléter ma journée, mais celui-ci, ce n’était pas n’importe qui, Andreas Moe, auteur-compositeur et interprète Suédois, m’attendait bien sagement, depuis son studio à Stockholm pour une interview.

Vu mon arrivée fracassante et précipitée sur la visio, il n’en fallait pas plus pour qu’après les civilités d’usage, on dérive en premier lieu sur la situation sanitaire dans nos pays respectifs, le couvre-feu ici, et une situation différente chez lui, « d’où je viens, il y a des gens qui traînent dans la rue, qui boivent des bières en terrasse, c’est si bizarre que chaque pays gère les choses de façon aussi différente » nous dit-il d’emblée.

Certaines choses, assez similaires, perturbent d’autant plus nos vies, qu’elles sont l’essence même de nos métiers respectifs, « On ne peut pas aller à un concert ou donner un concert, tu peux seulement avoir une bulle sociale de 2 ou 3 personnes, les concerts sont interdits, les théâtres sont fermés, c’est assez strict dans ce sens là mais on ne peut pas comparer à la France par exemple, ou à l’Angleterre où il y a un vrai confinement » ajoute-t-il

Il y a quelques jours Andreas Moe a sorti un tout nouveau single, un morceau retour aux sources, dénudé de productions trop pointues, et pour cause, il a été fait à la maison. « Il ne reste rien de mieux à faire ces temps- ci à part écrire, ou composer et produire de nouveaux morceaux, je ne veux pas vraiment sortir, voir des amis, ou ma famille je préfère jouer la sécurité, et m’auto confiner en quelque sorte, être responsable. » déclare Andreas, depuis le mois de mars, sa vie est la même, chaque jour, « Je suis beaucoup resté dans cette pièce, enfermé (ndlr : son studio est lumineux et joliment décoré) et j’ai beaucoup travaillé sur ma musique, et je sortirai des morceaux peu à peu au fil de l’année, et très probablement un album à la fin de l’année, et c’est super excitant » ajoute-t-il

Dans ce nouveau titre, intitulé Holding On, il invite les gens à tenir bon, et à ne pas se laisser abattre, alors bien sûr à la base, rien à voir avec la crise que nous traversons, mais plutôt un hymne personnel pour lutter contre des démons intérieurs, et s’aider soi-même. « Ce n’était pas le but, mais cette nouvelle chanson, se trouve être une très bonne chanson pour cette période étrange » nous confie-t-il en riant, « mais ce n’était vraiment pas l’idée d’en faire un message actuel, j’ai commencé à l’écrire il y a 2 ou 3 ans, elle trainait dans les notes de mon téléphone et je l’ai fini en janvier 2020, mais c’est drôle comme une chanson trouve son chemin, et se fait une place dans la société et dans les événements, c’est drôle comme elle est arrivée à ce moment là finalement » conclut-il.

Holding On, est le prélude à un nouvel album, en effet, « un premier EP va sortir, puis un deuxième EP qui fera fusion avec le premier pour faire un album, d’ici la fin de l’année » dévoile-t-il. « Holding On mon nouveau single a pour but de rendre les gens heureux, et de les aider à aller de l’avant dans cette période étrange, et difficile. » Une chanson qui n’avait pas vocation à soutenir notre moral pendant la pandémie, mais qui au final nous invite à tenir bon à travers cette période, et qui est avant tout un hymne au changement.

Un album qui sera différent, puisque entièrement fait à la maison, pas de studio, pas de producteur, juste Andreas, de A à Z, en fidèle touche à tout de la musique. « Même si cela a été très dur pendant cette période, émotionnellement, j’ai tellement grandi de différentes manières grâce à ces événements, je me suis senti grandir en tant que parolier, en tant que compositeur, et surtout en tant que producteur. Auparavant je n’avais jamais produit quoi que ce soit de cette façon, là, je n’avais pas vraiment le choix, je devais creuser, et faire les choses moi-même parce que bien sûr le projet de départ c’était de travailler avec un producteur et d’enregistrer tout dans un studio professionnel, mais la pandémie m’a isolé dans mon home-studio, et j’ai dû le faire moi-même. » nous précise le jeune homme.

Des chansons qui seront forcément teintée de cette ambiance créative, même si certaines étaient dans ses carnets depuis quelques années maintenant. « C’est une collection particulière de chansons, parce que ce sont les premières que j’aurais moi-même produites, et j’ai aussi ces quelques guitares, mes micro, mon ordinateur, et finalement cela va donner un son particulier et une couleur à ces nouvelles chansons. Je n’ai pratiquement fait que ça depuis mars, et heureusement que j’avais de quoi m’occuper vu que les concerts ne sont pas autorisés. » dit-il tout sourire.

La situation actuelle n’est facile pour personne, mais se complaire dans le malheur en se plaignant de son sort, très peu pour lui, ce qu’il veut c’est poursuivre son petit bonhomme de chemin, et envisager l’après. « Je pense qu’il faut continuer à écrire plus de musique, et à sortir des chansons, un jour viendra où on pourra à nouveau jouer en concert et je jouerai ces chansons, heureusement que tout le monde ne repousse pas la sortie de sa musique à cause de la situation sanitaire, et du fait que l’on ne peut pas faire de concert. Certes, c’est difficile de ne pas monter sur scène, c’est frustrant, j’ai hâte de monter sur scène et de jouer mes chansons, quand tu sors un titre, tu n’as envie que d’une chose c’est de la jouer en concert devant un public, il n’y a pas de but à juste se plaindre, il faut que l’on combatte cela avec de la patience mais bien sûr c’est difficile ! » s’explique Andreas.

Un processus créatif qui a bien changé au fil des ans, lui qui a étudié la musique, et a travaillé avec les plus grands depuis, est chanceux, et il en a conscience, mais son CV donnerait le tournis à quiconque. « C’est un grand privilège pour moi de travailler avec d’autres personnes, cela me permet d’être quelqu’un d’autre, c’est super de travailler et d’écrire pour d’autres, quand pour moi je me prends beaucoup la tête, j’écris, je rature, je déchire, alors cela me fait une sorte de pause de pouvoir écrire pour d’autres ça évite que je ne devienne fou parfois » dit-il en riant.

« J’ai eu la chance de collaborer avec des grands artistes, récemment je travaille avec SEEB, un duo norvégien, on a réalisé quelques chansons ensemble, et la prochaine sortira bientôt, ce qui est très excitant. J’ai également collaboré avec John de Sohn, qui est un DJ suédois super talentueux, avec qui j’ai adoré travaillé, j’ai collaboré avec Boyzone ce qui est vachement cool, Tiesto, Van Buuren , Avicii, et tant d’autres… Maintenant qu’on en parle je me rends compte de toutes ces collaborations incroyables et de la chance que j’ai eu » s’étonne-t-il

Quand il écrit, tout peut être source d’inspiration, une conversation qu’il entend, un ami qui se confie, quelque chose qu’il vit, « Il y a quelques années je trouvais ça plus important d’écrire à propos d’expériences personnelles, et des choses que j’avais vécu personnellement, mais en fait ce n’est pas important qu’il s’agisse de moi, cela peut être la famille, un ami, ou une histoire que j’ai entendu quelqu’un raconter, parce que à la fin c’est à propos de la chanson et du message qu’elle véhicule, du moment qu’elle permet à quelqu’un de ressentir des choses, peu importe qui est à l’origine de l’histoire dans la chanson et qui a vécu ceci ou cela » détaille Andreas.

Ecrire et composer demandent parfois une concentration hors du commun, une capacité à s’isoler et à ne pas se laisser influencer par le monde extérieur, « Je travaille rapidement, j’ai genre une fenêtre de 20 minutes dans mes sessions où je suis réellement bon, et si rien ne vient, c’est fini, je deviens mauvais. Je pense que je suis un bon parolier mais pour un petit laps de temps, car j’ai très vite besoin d’une pause. J’aime travailler avec des gens qui sont l’inverse de moi, plus lents, et qui ont besoin de connaître l’environnement et les gens avant de commencer à travailler. Parfois je dégaine très vite, j’ai une idée et je veux juste continuer à bosser dessus, et être dans l’instant, je suis très énergétique quand j’écris. Mais je préfère ne pas être dans un studio, je préfère être dans mon salon sur le sofa avec une guitare, mais en général je m’adapte » raconte-t-il.

Dans l’idéal, certaines écritures sont plus faciles que d’autres, sur le premier album, Before the rumble comes certaines chansons se sont faites de façon évidente. « J’adore quand je décide d’écrire et que je me dis OK je vais écrire à ce sujet là, par exemple quelque chose qui s’est passé il y a quelques temps, et là tout vient tout seul de façon fluide et c’est très cool car cela n’arrive pas souvent. Je me souviens le titre Step down from it sur mon 1er album, était une chanson très personnelle pour moi, chaque mot, chaque verbe, tout était si proche de moi et de ce que j’étais, et les chansons qui sont nées ainsi, restent très spéciales pour moi, mais cela n’arrive pas si souvent. Maintenant j’écris sur ce qui vient je ne m’impose pas de thématique en particulier. Je n’analyse plus autant cela, je laisse un peu les choses se faire d’elle-même finalement. » nous explique Andreas.

Et si certains s’interrogent sur le choix de l’anglais pour écrire ses chansons, il s’agit sans doute de l’universalité que la langue anglaise offre, mais aussi du fait qu’écrire en suédois n’est pas si naturel que cela pour lui, « J’ai essayé d’écrire en suédois, mais j’ai trop l’impression d’être tout nu, cela ne me paraît pas confortable, je suis bien plus à l’aise en anglais. Personne n’a jamais fait de succès mondial en chantant en suédois, vous en France vous avez Edith Piaf, nous on a pas ce genre de choses, les gens chantent en anglais. » dit-il en souriant

Une universalité qui se ressent quand on observe les réseaux sociaux d’Andreas, on se rend très vite compte, que sa musique est écoutée partout dans le monde, en Suède certes, mais aussi en France, en Pologne, en Italie, au Brésil, au Canada, de quoi étourdir le jeune homme qui aimerait venir à la rencontre de chacun de ses fans « La musique connecte les gens à travers le monde, et si j’avais la possibilité de jouer dans chaque pays je le ferai mais je ne peux pas le faire. Organiser une tournée c’est super cher, et à moins d’être sûr de faire un bénéfice, c’est impossible. » se désole-t-il

Être sous le feu des projecteurs, devenir célèbre, c’est un peu paradoxal pour quelqu’un d’aussi humble et de presque timide ou en tout cas réservé, « Je pense qu’il faut aimer l’attention jusqu’à un certain point quand on est un artiste, quand je suis sur scène j’aime être le centre de l’attention mais autre part je déteste ça. A des fêtes, à des diners, cela ne me dérange pas de parler aux autres, mais je déteste quand on me présente en tant que Andreas, le super auteur – compositeur qui a fait ça ou ça, et je suis en mode oh non pourquoi on doit parler de moi ? » explique Andreas. « Je pense que chaque artiste doit avoir une part de narcissisme en lui pour faire ce métier, un peu d’égo, sinon on ne serait pas là, à occuper une scène, il faut être suffisamment prétentieux pour assumer que les gens vont nous écouter chanter » ajoute-t-il.

Quand vous voyez Andreas Moe, il ne faut que quelques secondes pour associer les traits de son visage à ceux d’un célèbre chanteur français, et voir la ressemblance qui en fait le presque sosie parfait de Julien Doré. « J’ai un réel sosie, une vraie copie de moi, on dirait comme mon grand frère super beau gosse, et je serais le petit frère en moins beau » rit-il, « Quand je suis allé en France, je savais pour notre ressemblance, et les gens me regardaient avec insistance, ils chuchotaient, et c’était embarrassant, je ne voulais pas être le centre de l’attention, je voulais profiter de Paris avec ma fiancée, et les gens sont venus vers moi pour me demander « Es-tu Julien Doré ? ». Pour lui s’il veut oublier sa célébrité, il peut prétendre être moi quand les gens l’interpellent. » s’amuse-t-il. « J’aimerais beaucoup le rencontrer car cela pourrait donner lieu à des drôles de conversations, mais on pourrait aussi faire des blagues ensemble, des tours de magie, je pourrais monter sur scène à sa place et voir ce que cela fait d’être lui, avec les fans qui crient son nom, et là je jouerai une de mes chansons, ce serait la surprise totale ! Ce serait à la fois très drôle et très étrange. J’attends encore le jour où il m’enverra un message. » conclu Andreas.

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Nouveauté : Andreas Moe – Calling Out

Si vous suivez Les Musichroniques depuis longtemps, nul besoin de présenter Andreas Moe, non seulement il est le sosie physique de Julien Doré, mais il est surtout un auteur, compositeur, interprète suédois de talent.

Après quelques morceaux largement remarqués dans les pays anglo saxons, un album qui fait partie de mes incontournables, des EP d’une qualité indéniable, il vient tout juste d’annoncer un nouvel EP pour 2019, et de sortir un premier extrait intitulé Calling Out.

Il y évoque l’amour à sens unique et énumère tout ce qu’il est prêt à faire, comme se couper les cheveux, se laisser pousser la barbe, et faire de la musculation, pour que la fille qu’il convoite daigne enfin le voir comme un amoureux potentiel, et non juste comme un ami.

Grosso modo, il lui lance des appels du pied qu’elle ne semble pas comprendre…

Sur fond mélodique pop-folk, avec une tonalité plus country que dans ses précédents disques, Andreas Moe, parvient encore à nous surprendre…

Plus d’articles sur Andreas Moe en cliquant ici, ou en cliquant ici.

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Nouveauté : Andreas Moe – Bus Stop

Andreas Moe, le jeune chanteur suédois est de retour avec un nouveau titre, prélude à son second album.

Deux ans après son premier opus, Before the rumble comes, (plus d’infos ici) Andreas Moe revient avec un nouveau single intitulé Bus Stop, les paroles et la musique sont comme souvent dans les chansons pop folk, simples et efficaces. Ça parle du coup de foudre, de rencontre, d’amour, etc.

L’auteur, compositeur, interprète utilise la recette qui a fonctionné sur son premier disque, des couplets doux et légers, un pont avec quelques envolées, et une accélération du tempo sur les refrains, on peut presque dire que c’est sa marque de fabrique. Cependant,  les paroles ici ont moins de profondeur que sur le précédent album, alors on espère que l’idée de la ballade pop, est une stratégie marketing de la part de la maison de disques pour passer en radio.

Un rythme entêtant, une mélodie joyeuse, et des paroles faciles à retenir, Bus Stop est une chanson pop qui égaiera les douces soirées d’été, en attendant le nouvel album. En espérant que l’artiste ne se fourvoie pas dans la suite de sa jeune carrière, et qu’il continue à proposer des textes de qualité.

 

Chronique album : Before the rumble comes – Andreas Moe

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La pépite de cette fin d’année 2015, c’est celle-ci pour moi. Un album à la fois doux, rythmé, et légèrement déroutant.

Alors oui, je suis carrément fan des versions acoustiques que proposent le jeune chanteur suédois sur sa chaîne Youtube, je les aime aussi fort que je déteste les versions qu’il a fait avec les DJ, quand bien même sont-ils les meilleurs DJ de la nouvelle génération. [ Côté DJ je suis carrément OLD SCHOOL, et moi je vote Bob Sinclar… (eh oui).]

Revenons à nos moutons, j’ai découvert ce jeune homme un peu par hasard, via Instagram, je vous avouerai d’emblée que sur le coup, je n’ai pas tout compris… (il est suédois pour rappel, et je ne parle pas cette langue) Et puis, j’ai été un peu curieuse et j’ai regardé ce qu’il faisait niveau musique, et voilà…

C’est peu ou proue comme cela que je me suis retrouvée à attendre avec impatience ce premier album, qui marquera sûrement le début d’une grande carrière dans les pays scandinaves. Et peut-être qu’il restera méconnu en France, mais on souhaite quand même qu’il vienne faire un ou deux petits concerts ici ! (message personnel : Please come to Paris, have fun, and have a concert here, thanks.)

Plusieurs titres m’ont interpellé sur ce disque, notamment le très bon « How many miles away », qui reflète tellement mon état d’esprit du moment que ç’en est déroutant. « How Many Miles Away To where I don’t even know my name Tell me what plane to take To rise above all the mistakes I made How Many Miles Away To the sun is out of the shades How Many Miles    Away ». En fait si je suis totalement subjective, je dirai que ma chanson préférée est « Cecilia », et ce serait le choix facile, vu que c’est un peu l’origine de mon prénom, (Cécile en français). Ce texte n’est pas vraiment une déclaration d’amour, plutôt d’attraction physique inévitable. Les paroles sont carrément torrides. « I feel your body through my shirt, I feel your heat so much it hurts, Never let this fire go, no matter how my skin is burning. Could be standing in the rain and still be going down in flames, Never let this fire go, Cecilia. »

« Second Wind » est également une très jolie ballade, et c’est par contre ici que se cache une magnifique déclaration d’amour.

Il y a dans les textes de cet auteur / compositeur / interprète, quelque chose de très littéraire et poétique. Serait-ce enfin le renouveau de la chanson à texte anglophone ? Parce que sérieusement, bien que très populaires, la plupart des chansons de nos amis anglo-saxons sont sans queue ni tête, ici il y a quelque chose de tendre, de sensible et de sensé. Il y a une vraie profondeur dans les propos de ces chansons, ce qui donne une dimension assez inattendue à cet album. On écoute un objet musical de qualité, qui est très beau, et cela nous évoque un millier de sentiments parfois oubliés. On se retrouve comme sous l’emprise, de la vérité universelle qui émane de cet album : l’Amour ne dure pas toujours, il peut-être beau, violent, et triste à la fois, mais on finit toujours par trouver un nouveau souffle.

 

Découverte : Fred Skitty

Originaire du sud de la France, Blandine est auteur compositeur et interprète, elle écrit sous le pseudonyme de Fred Skitty.

Insane 2

Après quelques détours à l’adolescence  loin de la musique, celle-ci  a fini par la rattraper et aujourd’hui Fred Skitty  essaie de vivre de sa passion.

Après s’être fait la main en tant que DJ, et une petite notoriété sur youtube où elle poste régulièrement des reprises de ses chansons préférées, Fred Skitty en a profité pour écrire et composer quelques chansons qui formeront prochainement un EP.

Elle essaie de créer une musique pleine de sens aussi bien pour elle que pour ses auditeurs, des chansons plaisantes, divertissantes mais aussi porteuses de messages, qu’ils soient d’espoir ou non. Un univers particulier et singulier où la musique électronique se mêle à la musique pop, où la variété rencontre la « french touch ».

Son premier titre Insane est le reflet des introspections  et des conflits intérieurs de son auteur. Un savant mélange pop électro à la fois dansant et réflexif.

Pour en savoir plus n’hésitez pas à la rejoindre sur Youtube.

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Il y a un an je vous parlais de… Andreas Moe ! 

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Portrait : Justin Nozuka – Run to Waters

Suite au succès mondial de son premier album, alors qu’il était tout juste âgé de 16 ans, Justin Nozuka est resté fidèle à ses envies, à son style de musique, sans jamais chercher à proposer de la musique commerciale. C’est sans doute pour cela qu’il a mis quatre ans avant de sortir un nouveau disque…

Aujourd’hui âgé de 29 ans, il revient avec un nouvel album intitulé Run to Waters, à cette occasion nous avons pu le rencontrer, et échanger avec lui sur de nombreux sujets, allant de la musique à la place de la femme dans la société. Retour sur cette entrevue, pleine de surprises.

 

 

Run to Waters, c’est un peu l’album de la maturité pour Justin Nozuka, les mélodies sont à la fois pop folk mais aussi très douces, quant aux inflexions graves de la voix de l’artiste, elles donnent une sensation enveloppante à l’écoute qui n’est pas désagréable, comme lorsque l’on s’enferme dans un cocon. L’album m’évoque sans conteste, la nouvelle vague folk qui vient de Suède, comme un Andreas Moe canadien, qu’on écoutera volontiers sur la plage un soir d’été autour d’un feu de camp, mais aussi en plein hiver, devant la cheminée.

Auteur, compositeur, interprète, Justin Nozuka s’accompagne essentiellement de sa guitare, « j’aime définir ma musique comme quelque chose d’organique, c’est principalement de la guitare acoustique, je recherche un son naturel, des sentiments naturels, parce que je souhaite transmettre une sensation de réconfort, de douceur. »

S’il a écrit seul la totalité du nouvel album, le chanteur canadien se confie « par le passé J’ai écrit avec des amis, et de la famille, je ne suis pas opposé à l’idée de le refaire, même si actuellement c’est un processus que je réalise en solitaire. » En effet, c’est un peu comme un besoin, un exutoire, écrire et composer, c’est véhiculer un message, et trouver l’inspiration d’une autre manière, « elle vient principalement d’autres musiques, sinon c’est comme un sentiment qui survient, de façon inattendue, et qui doit sortir d’une façon ou d’une autre. Je peux avoir ce sentiment en regardant un film, via mes relations avec les gens qui m’entourent, ou en étant seul dans la nature, de différentes sortes d’expériences en fait. » À cela il ajoute, « ma vie personnelle affecte ma musique de façon fondamentale, ma vie personnelle est ma musique, et ma musique est un reflet de ma vie ».

Le monde actuel, et la société influencent également la création, et la femme a toujours fasciné les artistes, malgré la façon dont elle est bien souvent (mal)traitée, peut-être par ce pouvoir de résilience, de dépassement de soi, en plein débat sur le harcèlement, notamment dans la sphère artistique, Justin Nozuka évoque avec nous cette représentation de la femme dans une société en pleine mutation, « la femme est fondamentale à l’être humain, chaque individu est né d’une femme, mais le système actuel (notre société) est essentiellement développé d’un point de vue masculin, ce serait intéressant d’avoir une perspective féminine sur ce sujet, cela équilibrerait très certainement notre société de façon positive. Concernant le mouvement #MeToo, Il est important que les choses ressortent, que les abus, et les inégalités soient dénoncés. C’est capital d’avoir un dialogue sur ce sujet. »

Alors qu’être féministe est devenu un effet de mode, l’artiste précise ne pas vouloir tomber dans cet écueil, « Mais c’est un sujet que je ne maîtrise pas, et je ne veux pas dire de bêtises, je pense que le monde tire des bénéfices conséquents grâce à la femme, grâce au point de vue des femmes et à leurs actions, et j’espère qu’on donnera une voix, du respect, et de l’importance aux femmes, et que cela arrivera de plus en plus. »

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Pour le jeune homme, qui a commencé sa carrière de façon retentissante, à l’internationale et qui plus est, à l’âge de 16 ans, faire de la musique, et jouer en concert dans le monde entier c’était une vocation, une évidence, quelque chose de plus fort que soi d’impossible à surpasser, « quand j’étais jeune j’avais beaucoup d’ambition, c’était ce que je voulais vraiment faire, je l’imaginais tout le temps, mais je n’étais pas sûr que cela arriverait, mais cela s’est réalisé. »

Bien sûr cela implique d’être loin des siens de façon régulière, et pendant de longues périodes, mais Justin Nozuka était prêt à faire ce genre de sacrifice, parce qu’il savait déjà enfant, où était sa place, « je ne ressens pas ce sentiment, ce manque, je vois des choses si belles, je ressens des choses géniales quand je suis sur la route, ce sont des expériences incroyables… S’il y a quelqu’un qui manque quelque chose ce n’est pas moi, c’est ma famille, mes amis qui sont restés au Canada, quand je suis sur la route, j’ai le sentiment d’être exactement là où je suis censé être, là où j’ai besoin d’être. »

D’ailleurs revenir sur le devant de la scène, avec le nouvel album Run To Waters, implique de jouer à nouveau en concert, un peu partout dans le monde, de revoir un public qui a attendu patiemment le retour de l’auteur – compositeur – interprète, et qui malgré les années d’absence lui reste fidèle, « en général je n’ai pas une relation très intime avec mon public, en concert par contre c’est très intime, c’est un lien presque vulnérable, pour la plupart ils sont très attentifs, respectueux, et enthousiastes, moi j’essaie d’être reconnaissant et de transmettre des émotions. Sinon parfois je parle à mon public sur les réseaux sociaux même si je devrais le faire plus souvent. »

À ce sujet, Justin Nozuka nous a transmis un message pour vous, son public français, « Merci d’être encore là, et venez à mes concerts, pour écouter mon nouvel album qui sort le 18 mai 2018 ! »

Nouvel Album Run To Waters – sortie le 18 mai 2018 chez Glassnote Records / Universale Music

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Chronique album : Part-Time Friends – Weddings and Funerals

Après avoir dévoilé le titre Même si à l’automne dernier, le duo de pop français Part-Time Friends vient de sortir son troisième album intitulé Weddings and Funerals.

Enregistré entre Bruxelles et la Corse, leurs chansons mêlent les grosses productions de pop britanniques et le côté indépendant du « home-made ». Influencés par des artistes tels Rex Orange County, Robyn, Elliott Smith ou The Strokes, cet album alterne les compositions lumineuses, dynamiques, et les productions plus mélancoliques.

Pour Florent et Pauline, la langue anglaise coule de source, toutes leurs influences sont anglophones, pourtant ils s’essaient pour la première fois au français, et ces quelques titres dans la langue de Molière ajoutent du cachet à ce nouvel album.

Leurs chansons sont franches, directes, ils offrent une pop sur laquelle ils chantent en chœur leurs sentiments et leurs ressentis. Leurs textes parlent d’amour, d’espoir, de leurs peurs, et de leurs blessures, mais aussi de leur relation, cette amitié très forte, mais aussi parfois conflictuelle, d’où vient d’ailleurs le nom du groupe.

Cette pop légère, aérienne, hyper-mélodique et parfois acoustique, est surtout diablement efficace.

Les titres révélés jusqu’alors ne sont pas sans rappeler les précédents hits du groupe, 2 AM propose une mélodie efficace, réconfortante, et nonchalante, qui transpire la nostalgie. Ils évoquent ce titre comme une réflexion nocturne sur le bonheur, et la difficulté qu’il présente parfois quand on n’a pas peur de tout perdre.

Sacrifice est un titre pop-rock, qui cache habilement une allégorie dédiée à l’écologie.

Leur dernier titre, Paris en août, révélé pour la sortie de l’album, est une jolie chanson d’amour en français, un son doux, frais, et léger où ils évoquent la métaphore de ce sentiment de plénitude quand on trouve son âme sœur qui sublime le quotidien.

En résumé, Weddings & Funerals est un très bon album pop, qui révèle le duo sous un nouveau jour, capable d’écrire et d’enchanter également en français. Le titre lui-même est un clin d’œil à la vie, qui est une succession de positif et de négatif, de bonheurs et de malheurs, le tout étant de réussir à transformer le négatif en positif, tout au long du film.

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Nouveauté : Intermezzo – Sarah Lancman et Giovanni Mirabassi

La talentueuse Sarah Lancman revient sur le devant de la scène et elle s’associe cette fois au grand pianiste Giovanni Mirabassi, pour reprendre les grands classiques de la chanson italienne.

 

 

En insufflant du jazz, dans ces titres de la variété italienne, Sarah Lancman, au chant, et Giovanni Mirabassi au piano, rendent hommage à un patrimoine musical peu connu, et proposent un album hors du temps, où les titres sont sublimés et immortels. Sur cet album, ils reprennent et adaptent notamment des titres comme Senza Fine, Sabato Italiano, Il Poeta, Estate, Vedrai Vedrai ou encore Ach, Che Sera, Che Sera, soit en tout neuf titres en italiens.

Ils invitent à collaborer sur cet opus le saxophoniste Olivier Bogé, ce qui apporte une nouvelle dimension aux différents titres auxquels il participe. Une nouvelle approche qui permet de redécouvrir le répertoire italien, en leur donnant l’allure de standards intemporels.

Tout en intimité, le duo transporte son auditoire dans un espace poétique et hors du temps, tout comme on le ressent dans le premier extrait qui vient de paraître intitulé Senza Fine écrit et composé par Gino Paoli.

Nouvel album Intermezzo à paraître le 7 juin chez Jazz Eleven

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En concert :

18 & 19 JUIN // SUNSIDE JAZZ CLUB, Paris
23 JUIN // FESTIVAL DES TOURELLES – Belfort
14 SEPTEMBRE // FESTIVAL DES ETOILES – SUISSE
11 OCTOBRE // CATHÉDRALE DE ROUEN – France
23 NOVEMBRE // CHORUS JAZZ CLUB, Lausanne

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