Portrait : Arcadya – La vie normale

A l’occasion d’une soirée musiques actuelles au Chato’ do à Blois organisée par Reconnaissance Productions, j’ai rencontré chaque groupe pour vous faire une série de portraits.

Après la sortie d’un premier album en 2014 intitulé L’échappée, puis d’un EP intitulé La vie normale en mars 2017, Arcadya, un groupe de pop-rock originaire de Blois continue son petit bonhomme de chemin, rencontre avec Julien auteur et chanteur du groupe.

Arkadia ce n’est pas qu’une région de Grèce, sa sonorité se décline également en musique avec ce groupe de 5 garçons qui s’est créé en 2011, « cinq personnes de Blois, Loir et cher, région centre » comme le souligne Julien.

Arcadya est donc « un groupe de rock français » dont les membres écrivent et composent « tout nous-mêmes, on fait très peu de reprises on se sent mieux quand on interprète nos titres avec nos textes. Moi j’écris les textes et après j’ai les guitaristes qui composent la musique et on arrange tout en groupe. » explique-t-il.

Arcadya c’est avant toute chose un mélange des genres, quand Julien est fan de chanson française à textes, ses comparses sont plutôt musique anglo-saxonne, « il y a diverses influences dans le groupe mais moi je suis très chanson française, Alain Souchon, Jacques Brel ou plus récemment des artistes comme Da Silva que j’apprécie tout particulièrement, alors que les autres membres du groupe sont très chanson anglo-saxonnes, les grands classiques, les Beatles, les Stones, Muse ou encore Placebo, c’est ce petite mélange qui fait Arcadya » confie Julien dans un sourire.

Des modèles qui les inspirent et qui les influencent, mais qui aussi formatent d’une certaine façon leur façon de travailler, d’écrire et de composer même si les ressemblances sont souvent fortuites parce que ce n’est pas un but en soi de ressembler à ce qui s’est fait avant « Je détesterais être comme tout le monde, essayer de se ressembler tous c’est la pire chose à faire, je détesterais cette vie, indirectement on est toujours inspiré, essayer de faire des copier-coller de choses qui marchent ça se fait beaucoup actuellement. Et puis on est dans la rue on s’habille comme tout le monde on prend pas de risque, je pense que c’est bien de prendre des risques sinon on s’emmerde… » explique -t-il

Les inspirations pour créer, écrire et composer sont multiples et variées, les femmes, l’amour, ou même la France suffisent à réfléchir et à penser la musique, et les paroles « quand on écrit un texte il y a toujours un petit peu de nous, et après c’est beaucoup d’observation sur le monde qui nous entoure, sur le quotidien un peu désenchanté, des histoires d’amour un peu foireuses, c’est intarissable, l’amour est un sujet inépuisable… » déclare Julien.

« La langue française est tellement belle, il y a tant à faire avec, c’est peut-être un peu chauvin mais j’adore écrire en français et y a des paysages très différents en France, ce mélange de cultures est fantastique, c’est une grande source d’inspiration. Il y a un petit peu de personnel dedans, Après les gens pensent ce qu’ils veulent dessus, le but c’est que les chansons parlent à un maximum de gens et ils les interprètent comme ils le veulent. La chanson, une fois qu’on la chante elle appartient aux gens on est un peu dépossédé et c’est chouette. En fait, c’est bien d’être dépossédé un peu de ses propres chansons » ajoute-t-il.

Les femmes sont importantes dans ce processus de création, « dans notre société elles ont une grande place, c’est bien et il faut que cette place soit équivalente à celle des hommes, ça progresse un peu peut-être pas assez vite, mais il faut que ça continue… Car sans les femmes il y aurait beaucoup moins d’inspiration pour écrire les chansons » avoue Julien.

La scène reste quelque chose de nécessaire au groupe, de presque vital, s’ils ne sont pas des plus actifs sur les réseaux sociaux, ils aiment aller à la rencontre des gens, « on privilégie la rencontre avec le public sur scène, plutôt que via les réseaux sociaux même si c’est important de nos jours, pour nous que les gens viennent nous voir en concert c’est encore plus important, se déplacer en concert c’est ce qui fera durer la musique dans le temps… On ne peut pas rester derrière nos écrans à liker sans aller au fond des choses » précise Julien.

C’est un peu paradoxal si on considère que le support numérique ou CD est encore bien utilisé, et que le temps du concert s’ancre dans l’éphémère, « Du moment où on arrive à monter sur scène et à jouer, après vendre des disques nous on a pris le parti de ne pas distribuer nos albums dans les commerces, et les grosses enseignes, on privilégie les ventes d’album en concert, il y a beaucoup moins d’intermédiaires et puis ça nous permet de rencontrer les gens directement, et ça permet d’échanger aussi sur ce qu’ils ont aimé ou pas aimé » s’explique-t-il

D’ici quelques années, Arcadya sera sans doute une référence pour des jeunes musiciens en devenir, pour eux c’est « Un rêve je ne sais pas mais un aboutissement peut-être, être reconnu dans ce métier là ce qui est pas évident car il y a tellement d’artistes qui sont géniaux. Si je mets YouTube je tombe sur des artistes inconnus et je prends des claques, la musique va très vite de nos jours et même les gens ont du mal à s’attarder, on écoute qu’un seul titre, plus l’album entier du coup la musique devient un peu trop consommable et c’est peut-être un peu pessimiste cette vision » précise Julien.

Arcadya c’est aussi un groupe soudé, la musique est un lien indéfectible, entre eux c’est « A la vie à la mort, on y met beaucoup de nous, on y met beaucoup d’énergie, de sacrifices, et s’il n’y avait pas la musique il y aurait un gros vide » ajoute-t-il

Une année 2019 qui ne laissera pas la place au vide, et qui ne leur laissera pas le temps de souffler, en effet « 2019 s’annonce plutôt pas mal, on a un projet d’EP pour la fin d’année 2019, et un clip qui sortira vers avril ou mai, et un autre clip qui sortira juste avant l’EP… » Et bien sûr « il y a la scène, la scène toujours la scène… avec si possible de beaux concerts » et ce qui concerne les résolutions il s’agit plus d’un problème que d’une bonne idée, « Le problème des résolutions c’est qu’on les prend mais on ne les tient jamais, alors comme ça ne se passe jamais comme on a envie, je souhaite profiter un peu plus de ce qui m’entoure, et profiter de la vie et surtout sourire un maximum » conclut-il

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