Nouveauté : Herman Dune – Sneakers on the telephone line

L’artiste folk franco-suédois Herman Dune signe son grand retour avec Sneakers on the Telephone Line, premier extrait d’un nouvel album à venir. Après l’introspective anthologie acoustique The Portable (trois albums retraçant 22 ans de compositions mises à nue), il aborde un nouveau chapitre en collaborant, pour la toute première fois, avec un producteur. Et pas des moindres : David Garza, lauréat d’un Grammy Award et connu pour son travail aux côtés de Fiona Apple ou encore Iron & Wine.

Quelque part entre Bob Dylan, Beck, les Beastie Boys et Buena Vista Social Club, Sneakers on the Telephone Line est un morceau de folk rock accrocheur et lumineux. Né des pensées vagabondes de David-Ivar (alias Herman Dune) alors qu’il conduisait sous le ciel de Los Angeles, la chanson explore les tourments intimes et la quête de liberté.

Le titre puise son inspiration dans un élément visuel emblématique des rues de L.A. : ces baskets suspendues aux fils téléphoniques. Ce symbole urbain aux multiples interprétations (hommage aux disparus, repère de deal, rite de passage…) devient ici une métaphore de la mémoire et des choix personnels. « I’ve got yours, and you’ve got mine », chante Herman Dune, évoquant l’interconnexion des souvenirs et des destins.

Le refrain, « Chaque fois que j’ai le blues, je mets du sable dans mes pompes », illustre ce besoin viscéral de rejoindre l’océan Pacifique pour retrouver l’équilibre. Se plonger dans l’eau, sentir le sable sous ses pieds, voilà une échappatoire simple et essentielle face aux soucis du quotidien.

Pour ce morceau, Herman Dune s’est laissé guider par David Garza, qui lui a suggéré d’abandonner sa guitare et de se focaliser sur l’interprétation et le groove. Une approche inédite pour l’artiste, qui s’est contenté de tenir un micro appuyé contre la batterie, laissant Garza assurer l’ensemble des instruments mélodiques (guitare, basse, harmonium, chœurs).

L’enregistrement bénéficie également d’un duo de batteurs exceptionnel : Richard Edson, premier batteur de Sonic Youth et acteur culte (Stranger than Paradise, Do the Right Thing), et Adrian Bourgeois, dont le jeu précis sur une batterie jazz vient compléter les percussions de Richard. L’alchimie entre les deux musiciens crée un groove hypnotique et vibrant, renforcé par une touche inattendue : l’ajout d’une guimbarde (Jew’s Harp) qui vient accentuer la singularité du morceau.

Avec Sneakers on the Telephone Line, Herman Dune signe un retour à la fois intime et expansif, où le folk rencontre le rock, le groove et une certaine philosophie de la liberté. Un avant-goût prometteur de son prochain album, qui s’annonce aussi captivant que spontané.

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