Portrait : Pershanoush – EP

Alors qu’elle vient de sortir son premier EP sous le nom de Pershanoush, Vanessa auteure, compositrice, et interprète du projet s’est confiée aux musichroniques.

 

 

Bien qu’elle ait toujours composé ce n’est que sur le tard que Vanessa décide qu’il est grand temps de partager et de faire connaître son travail au public, « j’ai commencé le piano à l’âge de 7 ans, j’ai écrit mes premières chansons à l’adolescence mais je les gardais pour moi… Jusqu’au jour où j’ai senti qu’il était temps de les faire écouter, de partager mes émotions. Pour moi c’était très impudique comme démarche et à la fois ça me démangeait énormément ! »

Il est vrai qu’il est très difficile de se dévoiler ainsi, de se mettre à nu à travers ses paroles et sa musique, et que cela représente de gros efforts pour les artistes, notamment pour Vanessa, qui avant de devenir Pershanoush, a dû apprendre à ne plus se soucier du regard des autres, « Pour ma part il a été essentiel de m’isoler des autres pour comprendre ce que je voulais vraiment, et cesser d’être influencée par le monde extérieur à qui je donnais beaucoup (trop) de crédit en règle générale. Non pas que les autres m’empêchaient de créer, mais plutôt que je pensais trop à ce qu’il « faudrait » faire plutôt qu’à ce que je « voulais » faire. J’ai du coup longtemps eu tendance à négliger mes désirs profonds. La musique par exemple… »

Alors qu’elle se joue de tous les paradoxes concernant la féminité sur cet EP, entre douceur, sensualité, mais aussi entre force et violence, la musique de Pershanoush est un mélange de sonorités électro pop, aux influences détonantes. « Mon univers est à la fois étrange, sensuel, ample, et puissant parfois. Ma musique est l’expression de mon lâcher prise et j’ai vraiment envie de transmettre cette énergie, de donner envie de danser… Et d’émouvoir aussi. Enfin j’espère ! »

Digne héritière de la culture des nineties, Vanessa a des références culturelles allant du plus classique au plus populaire, « Je ne pense pas à qui que ce soit quand je commence une chanson, mais je constate que mes réflexes de composition m’évoquent parfois des musiques que je connais. Ça peut aller de Bach à Queen en passant par Tori Amos, Goldfrapp, LCD Soundsystem, Limp Bizkit, U2… »

L’inspiration frappe souvent n’importe où, Vanessa n’a pas de lieu de prédilection pour avoir l’idée qui fera son prochain titre, même si l’endroit le plus inspirant reste la rue, avec ses personnages et ses histoires, « Bizarrement. C’est dans la rue que me viennent le plus de mélodies #FilleDesVilles ! Mais il n’y a pas trop de règles je crois, ça peut être à la plage sur un transat aussi ! » Du coup, pour être sûre de ne rien manquer la fonction dictaphone du téléphone devient un véritable allié, surtout quand les idées affluent, et que les circonstances ne se prêtent pas à l’écriture ou à la composition, « L’idée vient d’un coup. Très vite. Les premières paroles, sur lesquelles se posent les premières notes jaillissent sans prévenir. C’est le moment le plus important car il faut que j’enregistre mes idées autrement je les oublie. Je les chante sur mon téléphone en général. »

D’autant plus que comme pour beaucoup d’artistes, la vie privée de Vanessa a forcément un impact sur la créativité de Pershanoush, ce qui permet d’aller au plus près de l’émotion, sans se départir d’un certain réalisme. « Les paroles de mes chansons par exemple sont très personnelles, elles font référence à des événements précis de ma vie ou de celle des gens qui m’entourent. Après je les rédige de façon un peu « abstraites » plutôt que littérales, ce qui je trouve laisse la liberté d’imaginer ce qu’on a envie selon sa propre histoire. »

Et pour finir cette entrevue, Vanessa a une petite question pour nos amis lecteurs, « Je crois que ça m’intéresserait beaucoup de savoir quelle citation vous évoque Pershanoush ? », de notre côté on a finalement trouvé que « tout vient à point à qui sait attendre », parce que même si l’attente était par défaut, elle aura permis à Vanessa de trouver Pershanoush.

Crédit photo : Eddy Brière

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