Asaf Avidan, auteur compositeur et interprète vient tout juste de sortir son 7ème album. Originaire de Jérusalem, Asaf Avidan est aujourd’hui âgé de 40 ans. Fils de diplomates, il grandit dans divers pays et a vécu notamment 4 ans en Jamaïque. Après ses études supérieures, il s’installe à Tel Aviv et se destine à une carrière dans le cinéma d’animation. Quand il se sépare de sa compagne, il retourne vivre à Jérusalem, et fait de la musique son métier.

Après quelques concerts et quelques festivals, c’est en 2007, que pour la première fois, il se retrouve avec son groupe en studio pour l’enregistrement de The Reckoning, un album de 15 morceaux folk-rock et blues. Après, un succès retentissant en Israel, l’album sort en 2009 en Europe.

S’ensuit la création du deuxième disque, Poor Boy, Lucky Man, pour lequel les critiques sont dithyrambiques, puis un troisième opus Through The Gale. En 2013, il sort son premier album solo, intitulé, Different pulses, suivi de Gold Shadow en 2015, de In a box 2 en 2016 et de The study of falling en 2017.

Celui dont le grain de voix est reconnaissable entre mille, sort aujourd’hui un nouveau disque, intitulé Anagnosiris. Mais que cache un titre aussi énigmatique ?

Anagnosiris est un terme littéraire inventé par Aristote pour décrire le moment où, grâce au dévoilement d’un élément précédemment caché de l’intrigue d’une histoire, le personnage est confronté à sa véritable identité.

Avec une voix dont les tonalités oscillent entre l’aigu et le rauque qui n’est pas sans rappeler la voix de la grande janis joplin, Asaf Avidan a su se faire une place au premier plan de la scène musicale internationale.

Ce nouvel album, qu’il mûrit depuis 2019, était écrit à 80% quand la pandémie nous a frappé, ce qui lui a permis de s’isoler encore plus dans son studio pour le terminer, et peaufiner ses nouvelles chansons.

Ce disque est le fruit d’une réflexion profonde, et personnelle sur la vie, la solitude, et l’être humain, sur l’insignifiance de la vie, le retour à l’état sauvage, et la recherche de la vérité et d’une certaine harmonie. Celui qui a vécu une véritable crise existentielle à l’approche de la quarantaine, laisse une grande place à l’introspection dans ses nouveaux titres.

Alors que ses chansons peuvent paraître intensément nostalgiques et mélancoliques, il refuse de négliger la part d’espoir qui existe dans sa musique. La tristesse, la haine, la colère, et la mélancolie se mêle autant au reste de ses propos que l’espoir, la joie, et l’envie. Car s’il fait de la musique c’est aussi pour porter un message, elle est une clef pour construire un monde meilleur.

Anagnorisis le nouvel album en est le parfait reflet c’est une mosaïque, les sonorités sont différentes à chaque morceau, les rythmes sont tantôt épurés, tantôt cadencés.

Dans la chanson Lost Horse, Asaf Avidan nous offre un duo exceptionnel avec Mc Solaar. Asaf Avidan a écrit les paroles suite à la perte de son cheval, qui pour échapper à une attaque de loups s’est enfui jusqu’à tomber d’une falaise dans la mer en contrebas. 

Un événement tragique qui l’a profondément affecté, et qui a fait ressurgir toutes les pertes et les douleurs qu’il a vécues. Les deux voix se mêlent habilement, et Mc Solaar propose un flow au son chaud et envoûtant, qui se marie à la perfection avec la voix d’Asaf Avidan et qui sert merveilleusement l’émotion de la chanson.

Entre la pop, la folk et le gospel, Asaf Avidan fait partie de ces artistes inclassables, ceux que l’on ne saurait ranger dans une case tant ils débordent d’imagination et de créativité.

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