Chronique album : Before the rumble comes – Andreas Moe

amoe

La pépite de cette fin d’année 2015, c’est celle-ci pour moi. Un album à la fois doux, rythmé, et légèrement déroutant.

Alors oui, je suis carrément fan des versions acoustiques que proposent le jeune chanteur suédois sur sa chaîne Youtube, je les aime aussi fort que je déteste les versions qu’il a fait avec les DJ, quand bien même sont-ils les meilleurs DJ de la nouvelle génération. [ Côté DJ je suis carrément OLD SCHOOL, et moi je vote Bob Sinclar… (eh oui).]

Revenons à nos moutons, j’ai découvert ce jeune homme un peu par hasard, via Instagram, je vous avouerai d’emblée que sur le coup, je n’ai pas tout compris… (il est suédois pour rappel, et je ne parle pas cette langue) Et puis, j’ai été un peu curieuse et j’ai regardé ce qu’il faisait niveau musique, et voilà…

C’est peu ou proue comme cela que je me suis retrouvée à attendre avec impatience ce premier album, qui marquera sûrement le début d’une grande carrière dans les pays scandinaves. Et peut-être qu’il restera méconnu en France, mais on souhaite quand même qu’il vienne faire un ou deux petits concerts ici ! (message personnel : Please come to Paris, have fun, and have a concert here, thanks.)

Plusieurs titres m’ont interpellé sur ce disque, notamment le très bon « How many miles away », qui reflète tellement mon état d’esprit du moment que ç’en est déroutant. « How Many Miles Away To where I don’t even know my name Tell me what plane to take To rise above all the mistakes I made How Many Miles Away To the sun is out of the shades How Many Miles    Away ». En fait si je suis totalement subjective, je dirai que ma chanson préférée est « Cecilia », et ce serait le choix facile, vu que c’est un peu l’origine de mon prénom, (Cécile en français). Ce texte n’est pas vraiment une déclaration d’amour, plutôt d’attraction physique inévitable. Les paroles sont carrément torrides. « I feel your body through my shirt, I feel your heat so much it hurts, Never let this fire go, no matter how my skin is burning. Could be standing in the rain and still be going down in flames, Never let this fire go, Cecilia. »

« Second Wind » est également une très jolie ballade, et c’est par contre ici que se cache une magnifique déclaration d’amour.

Il y a dans les textes de cet auteur / compositeur / interprète, quelque chose de très littéraire et poétique. Serait-ce enfin le renouveau de la chanson à texte anglophone ? Parce que sérieusement, bien que très populaires, la plupart des chansons de nos amis anglo-saxons sont sans queue ni tête, ici il y a quelque chose de tendre, de sensible et de sensé. Il y a une vraie profondeur dans les propos de ces chansons, ce qui donne une dimension assez inattendue à cet album. On écoute un objet musical de qualité, qui est très beau, et cela nous évoque un millier de sentiments parfois oubliés. On se retrouve comme sous l’emprise, de la vérité universelle qui émane de cet album : l’Amour ne dure pas toujours, il peut-être beau, violent, et triste à la fois, mais on finit toujours par trouver un nouveau souffle.

 

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